Des animaux en mouvement

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Des animaux en mouvement

Chevreuil © Robert MassonOrvet fragile © Nicolas VaranguinPie Grièche © Pierre AghettiMoule zébrée © Vincent Prié

Des déplacements devenus difficiles

Les animaux sont en permanence en mouvement pour répondre à leurs besoins et accomplir leur cycle de vie. Ces déplacements nécessaires à leur survie s'effectuent par la reptation (rampement), le saut, la marche, la course, la nage, le vol..., sur des voies de déplacements similaires à nos routes qui relient nos villes et villages et créent un lien social.

Depuis toujours, l'Homme aménage le territoire en créant des zones d'agriculture intensive, en construisant des zones d'habitation, des zones industrielles, des routes et voies de chemin de fer etc. Ces aménagements qui visent à répondre à nos besoins et favorisent nos déplacements peuvent devenir des obstacles aux déplacements de la faune sauvage, en coupant les voies de déplacements des espèces et en morcelant les paysages. De véritables dangers pour les espèces ! Une population peut entièrement disparaître en quelques années. Les populations isolées ou de petites tailles, plus fragiles, sont souvent condamnées.

Des aménagements bénéfiques

Après avoir fractionné les milieux, l'Homme réalise aujourd'hui des aménagements pour retrouver une continuité écologique. Des espèces retrouvent ainsi progressivement des habitats qu'elles avaient délaissés et dont l'accès ne leur était plus permis. Ces continuités jouent aussi un rôle important dans l'adaptation des espèces aux changements climatiques en cours.

Par exemple, un réseau de murets traditionnels en pierres sèches, qui caractérise nos régions bourguignonnes, notamment viticoles sur terrains calcaires, constitue l’une des rares structures artificielles favorables au maintien d’un haut niveau de biodiversité. Et ceci pour un grand nombre d’invertébrés (insectes, mollusques, …) et quelques petits vertébrés. A condition que l’appareillage traditionnel sans ciment, laissant de nombreux interstices, soit respecté lors de la remise en état ou la création de nouveaux murets, ce qui est, malheureusement de moins en moins le cas.

Les réseaux de haies, de bosquets ou de mares jouent un rôle primordial dans le maintien des continuités écologiques et des populations. Des passages à faune artificiels facilitent également les déplacements des mammifères, amphibiens, poissons, etc., et leur permettent de rejoindre leurs lieux de reproduction.

Ainsi les murets en pierres sèches sont indispensables au maintien des escargots, dont le Cochlostome commun.Les ponts végétalisés permettent au Lynx boréal et à d’autres grands mammifères (chevreuils, sangliers, loup, etc.) de traverser les axes routiers et ferroviaires. Les haies et les bosquets sont bénéfiques à de nombreux animaux dont les chauves-souris et les oiseaux (la Pie-Grièche à tête rousse par exemple), en favorisant également leurs proies. Les passes à poissons ont permis au Saumon atlantique de recoloniser des cours d’eau dont l’accès lui avait été bloqué par la construction de barrages.

Quant à la Moule zébrée, cette espèce envahissante profite des canaux pour se propager d’un cours d’eau à l’autre. Les espèces envahissantes, animales ou végétales, peuvent en effet être avantagées par les continuités écologiques puis entrer en compétition avec des espèces locales, transporter ou causer des maladies... Certaines continuités peuvent ainsi être défavorables au milieu.

Et les plantes ?

Les plantes aussi se « déplacent », grâce à leurs grains de pollen et à leurs graines, transportés par le vent, l’eau ou les animaux (insectes, oiseaux, mammifères …). Elles se déplacent également grâce au temps en constituant dans le sol des banques de graines qui restent en sommeil et se réveillent lorsque les conditions du milieu sont plus favorables.

Découvrez cinq espèces représentatives des continuités écologiques

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