Sphinx de l'Epilobe

Proserpinus proserpina (Pallas, 1772)

Classification

  • ClasseInsectes
  • OrdreLepidoptera nocturne
  • FamilleSphingidae
  • GenreProserpinus
  • Espèceproserpina
  • Nom scientifiqueProserpinus proserpina
Données de l'espèce

Cartes, phénologie, nombre de données, etc...

Carte de l'espèce

  • Observations communales (toute période confondue)
  • Blanc : aucune observation signalée
  • Bleu : observations validées
  • Gris : observations en cours de validation
  • Rouge : vos observations

Longueur : 20-25 mm
Envergure : 35-50 mm

Classification

Classe : Insectes
Ordre : Lépidoptères
Famille : Sphingidés
Nom scientifique : Proserpinus proserpina

Morphologie

Ce papillon a une forme générale de triangle, caractéristique des Sphingidés, mais une coloration typique qui empêche toute confusion. Avec son corps épais et ses ailes relativement étroites, le Sphinx de l'épilobe a un vol puissant et rapide. Les ailes antérieures de ce papillon sont gris-verdâtres, ternes, avec une large bande centrale noire, verticale et cintrée au milieu, les bords externes sont très découpés. Les ailes postérieures sont jaunes avec une large frange noire, bien visibles lorsque le papillon est en vol stationnaire. Le corps trapus est lui aussi de couleur grise. Le mâle a des antennes légèrement plus épaisse que la femelle. Les chenilles, glabres, ont le corps d'abord vert lumineux puis brun pâle, moucheté de points sombres dessus et orné, de chaque côté, de cercles sombre autour des stigmates. Contrairement aux autres espèces de Sphinx, la chenille du Sphinx de l'Epilobe ne présente pas un appendice en forme de corne à l'extrémité de l'abdomen mais seulement une petite pustule ronde entourée d'un cercle noir.

Habitat

Comme son nom l'indique, la chenille du Sphinx de l'Epilobe se développe principalement sur... des Épilobes (Epilobium) ! On la trouve aussi sur des Onagres et la Salicaire. Relativement difficile à observer, le papillon est visible au crépuscule d'avril à juin, parfois en journée. Il affectionne les milieux humides, où poussent des Épilobes, on peut aussi le rencontrer dans les milieux secs calcaires voire en ville.

Reproduction

La reproduction suit l'émergence des adultes. La femelle pond les œufs en vol stationnaire, isolément ou parfois plusieurs, au revers des feuilles des plantes hôtes. Juste avant la nymphose, la chenille erre au sol pour rechercher un abri, à faible profondeur ou sous les feuilles mortes, mais ne forme pas de cocon. La chrysalide hiverne ensuite, ou bien elle donne une seconde génération.

Régime alimentaire

Les chenilles se nourrissent des feuilles de diverses espèces d’Épilobe, mais aussi d'autres plantes nectarifères attractives telles que les fuchsias dans nos jardins et parcs publics. Les adultes s'alimentent aussi, on peut les apercevoir butinant les fleurs.

Relation avec l’Homme

En danger en raison des projets d’assèchement des zones humides, et sensible aux pesticides ainsi qu’à l’impact négatif du trafic routier et de l’éclairage public, le Sphinx de l'Epilobe est une espèce protégée sur l'ensemble du territoire français (arrêté du 22 juillet 1993). Les facteurs météorologiques extrêmes des dernières années viennent s'ajouter à ces pressions. Le papillon est d'autre part inscrit à l'Annexe IV de la Directive Habitats-Faune-Flore pour son intérêt communautaire, il nécessite ainsi une protection stricte, des mesures de gestion doivent être appliquées pour le protéger.

Réseau trophique

Comme les autres papillons nocturnes, le Sphinx l'Epilobe entre dans le menu des chauves-souris, des rapaces nocturnes et des oiseaux diurnes, des araignées, il peut également être parasité. Les passereaux apprécient les chenilles pour nourrir leurs petits.

Répartition géographique

Le Sphinx de l'Epilobe a une distribution plutôt méditerranéenne. Bien que protégé et relativement rare, il est présent dans toute la France, et disséminé en Bourgogne dans quelques stations.

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Bibliographie Sphinx de l'Epilobe

Conservatoire des sites naturels bourguignons, 2002, Guide des espèces protégées en Bourgogne, Ouvrage : 176p.

SIRUGUE D. & GOURLIN B. (coord.), 2016, La faune sauvage de Côte-d'Or, Revue scientifique, Bourgogne-Nature, 14 : 488

COUTIN R. & GUYOT H., 2007, Faune entomologique des euphorbes, Revue scientifique, Insectes, 147 (4) : 23-28

DUTREIX C., 2013, Papillons diurnes et nocturnes de Bourgogne, Ouvrage, L'escargot savant : 368p.

ROBINEAU R. & al., 2007, Guide des papillons nocturnes de France, Ouvrage, Delachaux & Niestlé : 287p.